AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Nyctos, l'épopée d'un chef

Aller en bas 
AuteurMessage
Nyctos
Chef de Meute
avatar

Masculin Nombre de messages : 993
Age : 32
Date d'inscription : 10/07/2006

MessageSujet: Nyctos, l'épopée d'un chef   Jeu 3 Mai - 21:45

Voilà, il était temps de commencer à vous poster mon récit. Il mettra le temps qu'il faut pour se terminer. Mais trêve de bavardage, en voilà la toute première partie.

Synopsis:

Voilà l'histoire d'un homme qui, comme vous tous avait une vie normale autrefois. Tout comme son époque, il connaitra des bouleversements majeurs qui feront de lui un autre homme. Quelque chose de bien plus puissant, possédant une force sans limite, une connaissance extraordinaire et une sagesse irreprochable. Mais comme toutes les choses de la vie, il devra affronter de nombreuses épreuves. Car rien ne lui a été du. Ce sera en voyageant et en faisant des rencontres que tout son univers sera changé.
Je vous invite à découvrir l'histoire d'un Loup garou devenu Chef.
Tous les faits sont fictifs, si vous y trouvez une quelconque ressemblance avec la réalité ou autre histoire, ce ne sera que pure coïncidence.


Chapitre I
Le bonheur recherché


Tout commence en 1620. Nous sommes en Angleterre. Non loin de Londres, à l'abris de la civilisation. Dans des terres retranchées, une fois la forêt dépassée, au sommet d'une petite colline verdoyante, se trouve une maison en bois.
C'est ici que vie un jeune couple: un homme, une femme et leur jeune fille de 4 ans. Ils ont décidé d'habiter hors de la capitale, hors de l'opression et des dilemmes de l'époque. Tout est si calme là où il n'y a personne. Maitres de leur propre vie, nul n'est là pour les déranger.
Le jeune homme, agé d'une vingtaine d'années se prénomme William. Il est brun, aux yeux bleus, et porte une barbe rousse comme tout britannique qui se respecte. Il travaille en tant que menuisier pour faire vivre sa famille. Utilisant le bois des allentours, il prépare de splendides meubles, qu'il sculte et polit à longueur de journée. Armoires, chaises et tables, de somptieuses réalisations qu'il a fabriqué de par ses mains et de son esprit. Lorsqu'il travail, il ne fait plus qu'un avec le bois, ses faits et gestes sont comme un balais harmonique où chaque mouvement compte, faisant ressortir toute la beauté d'un objet. Avec un rien, une branche de noisetier par exemple, il est capable de faire naitre une somptieuse et robuste canne à pêche. Son métier fait sa vie, et il donne vie aux objets qu'il conçoit.
Son épouse quant à elle se prénomme Alice. Cette ravissante jeune femme, aux longs cheveux bruns et aux yeux noisettes est l'étincelle qui fait battre le coeur de William. Elle est son ange gardien qui l'écoute et le conseil lorsque les jours ne sont que tourmants. Autrefois, lorsque Alice était encore médecin, avant que leur enfant ne naisse, elle sauva William d'une grande maladie. Tout le monde le pensait perdu, mais avec beaucoup d'effort et de passion, elle réussit à le soigner du mal. Le jeune homme lui doit tout, en commançant par l'amour d'un être cher.
Cet amour qui vient avant tout de leur fille, le trésor de la famille. L'enfant se prénomme Keira. Elle porte les yeux de sa mère, et a le sourir de son père. Depuis que Keira fait parti de la famille, le couple ne vit que pour ce don du ciel. Elle est tout pour ses parents qui passent beaucoup de temps à s'en occuper. Au détriment de perdre même du temps sur soit, ils sont prêt à tout pour que leur enfant vive éternellement dans le bonheur.
Le bonheur, chose qu'en ces temps-ci il est difficil de reconnaître.
Le monde change, les cartes s'agrandissent, en même temps que des territoires disparaissent.
A cette époque, les mots guerre et religion sont liés. Nul n'est à l'écoute de son voisin. La peur prend le dessus, la peur de l'étranger, la peur de ne pouvoir se défendre, la peur de ne rien contrôler.
C'est pour rester à l'écart que le jeune couple s'est réfugié loin du monde. Pour ne pas être tué comme tous ceux qui s'opposent à l'opression du pays et au dogme du roi. Ce pays qui refuse toutes autres religions, et qui est prêt à éliminer ceux qui ne s'y plient pas. William et Alice sont protestants, une religion interdite à l'époque. Considérés comme des hérétiques, des âmes baffoués, ils doivent chaque jour se cacher et rester dans l'anonymat. Là où ils vivent, ils ne craignent rien. Personne ne sait qu'ils vivent ici, ils sont comme des ombres oubliées, nul ne les connait. Leur propres familles les ont abandonné, car leur amour ne devait pas avoir lieu, n'appartenant pas au même status social, ils étaient vu comme des maudits.
Aucun ne connait leur visage depuis qu'ils vivent loin de tout, mis à part lorsque William part une fois par mois en ville pour vendre ses oeuvres. Leurs derniers amis sont soit morts, soit déjà parti loin d'ici.
Ils sont seuls, et rien ne peut les ralentir pour poursuivre leurs rêves.
Pour cette petite famille, vivre ici est la source même du bonheur recherché.

Chapitre II
La civilisation en mouvement


Aujourd'hui, comme toutes les fois par mois, William devait aller en ville pour vendre ses réalisations à la populace de Londres.
Lui et sa femme n'aimaient pas ses moments là. Se rapprocher de la ville était comme se lancer vers la porte des enfers. Mais il fallait bien risquer cela pour aller rapporter de l'argent et faire vivre les siens. Car malheureusement en ces temps de civilisation, pour survivre, il fallait de l'argent.
Le ciel était légèrement grisé par la brume matinale quand William se préparait pour partir. Le chant des oiseaux lui rappelait que la vie pouvait encore faire son chemin, même dans les moments difficiles. Cela redonnait courage au jeune homme qui s'apprêtait à partir comme pour la guerre.
Il sella Shiva, une jeune mule au pelage prunelle, et l'attela à une charrette portant un lourd paquetages de meubles.
Alice s'approcha de William, pour le réconforter elle lui posa la main sur la joue en le regardant dans les yeux. Croiser le regard de la jeune femme était comme regarder un ange. Ses yeux noisettes redonnaient vie à William, faisant de lui un homme renaissant. Un geste pourtant simple mais bien plus fort que la mort.
Dans ses bras se tenait la jeune Keira. L'enfant sourit à son père, qui ne pu s'empêcher de lui renvoyer le même sourire. Le lien était fort dans cette famille. La vie et l'espoir étaient tout pour ses gens. Aucun traquas, l'amour comptant plus que tout.
Avant de partir, marchant au coté de Shiva, la jeune mule dévouée même pour porter les lourds fardeaux, William se retourna. Le soleil commençait à apparaître, chassant lentement les nuages grisés. Sa femme, sa fille et sa maison faisaient une harmonie parfaite, tout ce qu'un homme pouvait rêver de voir. Une douce brise caressa la femme et l'enfant, faisant onduler les cheveux d'Alice comme le voile d'une sirène. A ce moment là, le temps fut comme arrêté, William était ému devant cette image de sa famille et de son foyer, il avait du mal à contenir ses larmes, mais il devait être fort. Un soupçon lui vint à l'esprit, comme ci... Non il ne fallait pas y penser, rien ne pouvait lui arriver, c'était un dur sacrifice que de devoir aller en ville, mais il allait revenir vivant.

Il mit alors une bonne heure pour arriver à Londres.
Là bas, il fit le tour des grandes maisons pour y promouvoir ses oeuvres. Rencontrant des gens de toutes sortes, et de tous caractères. La ville était l'exemple de la diversité, des rencontres des savoirs et des cultures. Un schéma impressionnant de l'évolution de l'homme et de sa capacité à vivre en communauté. Parfois, il regrettait que ce si joli monde soit obligé de se mettre en guerre pour des différents pourtant si insensés.
Le jeune homme rendit alors visite à de grands magasins, de nobles familles, tout ce qui pouvait apporter richesse pour avoir de quoi vivre. Là bas les gens ne connaissaient pas vraiment William, il faisait tout pour être oublié, ce donnant le pseudonyme de Jack.
Midi passa et l'étranger se prépara à repartir. Il avait réussi à tout vendre, du plus petit chevet, à l'immense meuble doré et sculpté, en passant par les chaises et caissettes en bois. Il avait alors suffisamment d'argent pour vivre sur deux mois tranquillement avec les siens, ce qui était beaucoup à l'époque. Et bien assez pour ne pas se rapprocher de ce monde si différent, et pourtant si attrayant.

_________________


Dernière édition par le Jeu 3 Mai - 21:51, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Nyctos
Chef de Meute
avatar

Masculin Nombre de messages : 993
Age : 32
Date d'inscription : 10/07/2006

MessageSujet: Re: Nyctos, l'épopée d'un chef   Jeu 3 Mai - 21:48

Chapitre III
De retour chez soi


William repartit alors avec Shiva, le long des sentiers de terres, passant les champs de blés où s'affairaient les gens du peuple, traversant les petits ruisseaux qui continuaient leur chemin vers la mer, marchant sous les arbres qui le protégeaient des rayons puissant du soleil, écoutant le chant mélodieux des oiseaux. Il s'écarta alors du sentier pour prendre à travers bois, ici il se sentait en sécurité, bien loin des gens, et entouré d'une nature qui continuait à prendre son cours, loin de tous les soucis des hommes. Il se rapprochait alors de chez lui, là où il allait retrouver sa famille, et se reposer de cette longue et périlleuse journée.
En écartant quelques branches d'un buisson, il fut pris de peur par un groupe d'oiseaux qui surgit et en piaillant et qui s'envolla vers les cieux. Son coeur mis un certain temps avant de s'en remettre. Tout d'un coup c'était comme si les animaux qui vivaient ici s'étaient mis à s'agiter. Les branches des arbres craquaient elles aussi, bougeant rapidement dans tous les sens, poussées par le vent qui se levait. William eut comme un mauvait présentiment, il tira le harnais de Shiva, et se dirigea à vive allure vers chez lui.
L'odeur des bois commençait à se faire lourd, en plus de sa respiration qui prenait de l'allure, l'homme perdait petit à petit haleine, il suffoqua. Plus il avançait, plus les bois s'obscurcissaient. Encore quelques pas, et il sentit l'odeur caractérielle du feu, si dangeureux pour la forêt. Pris de panique, il courru d'avantage en direction de chez lui, car il semblait que le feu venait de cette direction. S'arrachant de par endroits ses vêtements, les branches et les ronces semblaient vouloir le ralentir dans sa course effrénée.
Ce qu'il redoutait était là, en écartant les derniers buissons à la lisière de chez lui, il tomba devant le spectacle des enfers. Sa si belle maison était en feu, un rouge éblouissant d'une force extraordinaire, source de puissance inébranlable. La rivière était bien trop petite et pas assez prêt pour pouvoir l'éteindre de son eau. Impossible, tout était perdu. Mais ce feu n'était rien comparé à l'attitude complètement déboussolée de William. « Qu'en était il de sa femme et de Keira? » C'est ce qu'il ne cessait de penser. Il courru éperdument sur le dessus da la petite colline, ses pas étaient comme perdu de tout contrôl. Arrivé vers l'entrée de la ruine en feu, le cauchemard était devant lui.
Deux immenses croix étaient placées à quelques pas de la portes. Une très grande et l'autre plus petite. Dessus y étaient placé les corps sans vie des deux êtres les plus chers aux monde à ses yeux. Bien trop choqué, le jeune homme tomba à genoux, et des larmes coulères sur ses joues. Il arracha du sol une poignée de terre, qu'il tint fortement, comme pour l'écraser de toute sa force. Relevant la tête vers les deux corps innertes, il tendit la main comme pour les attraper, sans ne pouvoir rien faire, la tristesse l'ayant bien plus qu'épuisé et paralysé. « Pou...Pourquoi?... » Réussit-il à prononcer. « Pourquoi vous...Pour...quoi à moi?... »
Mais les morts ne pouvaient lui répondre, leur visage était comme endormi dans un sommeil éternel. Ces deux si beaux anges avaient rejoint leur domaine. Laissant William seul.
Quel homme était capable de tels actes de barbaries? Qui pouvait se donner le droit de porter jugement et mort sur des âmes innocentes? Alors que William ne cessait de pleurer, la pluie commença à tomber. Toujours agenouillé sur le sol, ne craignant aucune flamme de la mort que la maison crachait, il avait tout perdu, mais cette pluie était comme une dernière aide que pouvait lui apporter celui en qui il croyait encore avant ce drâme.


Chapitre IV
Cérémonie d'adieu


Plus tard, la maison s'était éteinte par la pluie. La nuit était tombée. Allongé sur le sol, William semblait endormi, étalé dans la boue drainée par la pluie, il était proche de la mort. Empêtré dans le froid nocturne, son corps était tramblottant. Il eut alors comme un appel, une douce brise lui souffla au creux de l'oreille. Il cru entendre la voix d'Alice qui lui chuchottait: « Courage... ». Il ouvrit alors les yeux, et releva la tête comme pour la chercher. Mais son regard retomba sur les croix. Elles étaient bel et bien là, au pied de la maison écrasé sous les gravats de cendres. Tout cela lui rappela la triste réalité.
Il réussit tout de même à se relever. Reprenant un grand souffle, il s'approcha des corps. Il devait les enterrer dignement, les faire reposer en paix ici, gardant auprès d'elles tous les bons moments passés dans cette maison. Attristé, William abaissa son regard au sol, celui-ci tomba alors sur une petite pancarte qu'il n'avait pas encore vu jusque là, placée entre les deux croix. Dessus, à la plume était écrit :  « Par ordre de Lord Alexander Saker, conseillé de la cours du Roi et Maître de cette région. Tous ceux qui ne respecteront pas Ordre et Religion du pays se devront de suivre la peine capitale, encouvrant le jugement du roi: La Mort du précheur. »
En lisant ces mots, le regard de William se troubla, ce n'était pas de la peur, ni de la tristesse, c'était de la haine. Un jour il ferait payer les coupables. Le jour où tout devra basculer, un jour de sang et de folie.
Il décrocha alors lentement les corps, carressant leur visage, comme pour leur dire un dernier adieu. Et les emmena dans ce qu'il restait de la maison. Ici et là reposaient les morceaux de bois encore fumant par endroits. Il les déposa alors au milieu de ce qui était autrefois la cuisine, et se mit à creuser avec une pioche qu'il avait retrouvé entre les débris. Calme, il semblait concentré et attentif, en cette cérémonie quelque peu particulière. C'était les derniers moments qu'il allait passer ici, en compagnie des siens, dans ce qui était autrefois son paradis, et qui désormais prenait la forme d'un tombeau gardé secret.
Il posa alors délicatement les corps côte à côte, et déposa un bouquet de fleur entre la main de son épouse et sur la pointrine de son enfant. Toutes deux étaient encore vétues de leurs robes blanches. On aurait cru que les robes n'avaient pris aucune noirceur malgrès le feu qui grondait, leurs corps restaient pures même au beau milieu de la nuit, dans ce lieu mortuaire. Il plaça alors un loriet blanc, en guise de couronne, sur le cheveux de sa femme, cette déesse qui l'avait sauvé autrefois. Lui n'avait rien pu faire pour elle, s'il n'était pas parti, il aurait pu les sauver et empécher cela. Mourir jeune était courant à l'époque. Mais pour sa femme, et surtout sa fille, c'était bien trop tôt. Il aurait tant aimé leur dire au revoir une dernière fois, et que celles-ci puissent l'entendre.
Il sortit alors du tombeau de terre, et recouvrit lentement les corps. Aucune prière, aucun mot, car si des dieux existaient, ils n'auraient jamais été aussi cruels. A quoi cela servait de leur demander pardon et soutien.
Une fois la terre entièrement recouverte. Une lueur s'attarda sur le visage de William, une larme coulait sur la joue. Les rayons du lever du jour arrivaient peu à peu, traverçant les débris de bois de la maison. L'homme regarda alors cet horizon, et cette forêt qui laissait naitre en son sein le soleil. Une couleur orangée se levait, et faisait naitre en William comme un espoir, celui de pouvoir refaire une vie meilleure. Ailleurs... il devait partir... loin d'ici. Loin de ce monde, loin de ce continent.
Il avait récemment entendu quelques précheurs, ceux-ci annonçant le départ d'un bateau vers ce qui pouvait lui permettre de quitter cette terre d'Angleterre. Il prit alors son temps pour dire une dernière fois adieux à ses anges, en carressant le sol de sa main. Enfin, il commença à récolter quelques affaires restées intactes entre les décombres. Bientôt, il allait découvrir un nouveau Monde.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
GriefAndSorrow
Grande Raideuse
avatar

Féminin Nombre de messages : 6041
Age : 34
Localisation : 77
Date d'inscription : 17/02/2007

MessageSujet: Re: Nyctos, l'épopée d'un chef   Jeu 3 Mai - 22:07

génial, j'adore Very Happy très belle surprise Chef. pleins d'émotions comme j'aime^^. je suis préssée de lire la suite... encore bravo Smile

_________________
Vous venez de commencer à lire la phrase que vous venez de finir.
Revenir en haut Aller en bas
Bunker
Divine Hunter
avatar

Masculin Nombre de messages : 823
Age : 33
Date d'inscription : 05/01/2007

MessageSujet: Re: Nyctos, l'épopée d'un chef   Jeu 3 Mai - 22:19

Magnifique Nyct cheers
J'en suis encore tout ému, vivement la suite Very Happy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Redskull
Divine Hunter
avatar

Masculin Nombre de messages : 1039
Age : 29
Date d'inscription : 12/09/2006

MessageSujet: Re: Nyctos, l'épopée d'un chef   Ven 4 Mai - 6:52

gg Nyctos et au moin ont n'as pasbesoin d'un décrypteur

_________________
" Les conneries c'est comme les impots tout ce paye un jour ".

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Nyctos, l'épopée d'un chef   

Revenir en haut Aller en bas
 
Nyctos, l'épopée d'un chef
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haiti-Vodou; Un chef suprême pour le voudou est élu
» Chef de Guerre sur Cannon Io... euh... moto
» Arrestation du chef de gang William Baptiste alias "Ti
» Le chef de la DCPJ accuse d'implication dans les kidnappings
» Palace Ducarme Joseph presumé gwo chef bandi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Divine Hunters :: RP :: Personnages-
Sauter vers: